Théâtre 

Domaine public



3, 4, 5 et 6 juin Ă  19h
Durée : 1 h 15
En français et en anglais

Spectacle extérieur
Location obligatoire de casque d’écoute

Photos
Domaine public (c) Cristina FontsaréDomaine public (c) Cristina FontsaréDomaine public (c) Cristina FontsaréDomaine public (c) Cristina FontsaréDomaine public (c) Cristina Fontsaré
Roger Bernat/FFF /
Barcelone
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Amusantes, saugrenues, parfois même embarrassantes, les questions fusent aux oreilles des spectateurs munis d’un casque d’écoute : « Avez-vous déjà suivi un inconnu dans la rue ? Avez-vous déjà fait semblant d’être plus saoul que vous ne l’étiez pour ne pas avoir à faire l’amour ? Avez-vous déjà volé dans un centre d’achat ? »… Assemblés sur la place publique, ils y répondent par corps en obéissant à de strictes consignes gestuelles : « Avancer, lever la main, tourner la tête vers le ciel ». Une ondoyante chorégraphie silencieuse prend alors forme et, à l’image des réseaux sociaux actuels, des communautés se font et se défont au gré d’une mise en commun des expériences ou des convictions intimes. Libéré de ses « ornements » habituels que sont le personnage et le texte dramatique, le théâtre ludique du metteur en scène catalan Roger Bernat renoue ici avec l’idée d’un espace public vivifié, générateur de rencontres, et retrouve son aspect dionysiaque : « On ne sait quand ni comment tout ça va finir ! »

Domaine public
Roger Bernat

Cofondateur avec Tomàs Aragay de la compagnie General Elèctrica (1997-2001) au sein de laquelle il crée des œuvres remarquées, l’iconoclaste metteur en scène se pose désormais comme l’une des figures de proue du théâtre actuel en Espagne et à l’étranger, notamment avec LA LA LA LA (2004), Tot és perfecte (2005) et Das Paradies Experiment (2007), des créations reconduisant l’esprit procédural oulipien. Dans sa plus récente production, Pura Coincidència (2009), une expérience immersive basée sur la pièce Outrage au public de Peter Handke, Bernat tend un piège au spectateur, faisant de sa présence et de ses attentes chavirées le centre de l’œuvre. Il réaffirme ainsi une prédilection pour la rencontre amorcée avec Domaine public (2008), une performance théâtrale où la procédure à suivre se fait expérience partagée.

Press Quote(s)

« De ce jeu où même la tricherie est prévue et prise à son propre piège, une fiction va surgir petit à petit… dont les spectateurs sont les seuls acteurs. Une expérience originale, amusante et qui laisse des traces plus profondes qu’on pourrait imaginer. »

Anne-Sophie Leurquin, Le Soir, mai 2009

 Â« [Domaine  public ] se prĂ©sente comme un jeu de sociĂ©tĂ© gĂ©ant. En fait, les groupes n’arrĂŞtent pas de fluctuer, en une chorĂ©graphie parfaitement Ă©trange pour les vrais passants qui traversent la place entre amusement et effarement. La force de Bernat est d’éviter manipulation et jeu de rĂ´les, y compris lorsque l’on se retrouve transformĂ© en policier (gilet bleu) sommĂ© de fusiller des prisonniers (gilet orange) ayant passĂ© des «vacances de ski dans les Alpes suisses». [Domaine  public]  relativise le sentiment d’appartenance, dĂ©dramatise les tensions ; on en ressort plus attentif aux autres, et ce n’est pas mal. »

Libération, mai 2009

 Â« Un dialogue s’installe, puissant et rare au théâtre, entre ceux qui construisent la scène : nous. »

Julie Lemaire, Rue du théâtre, mai 2009

Credits

Un spectacle de Roger Bernat/FFF

Texte et mise en scène : Roger Bernat
Photos et direction technique : Txalo Toloza
Costumes : Dominique Bernat + Bárbara Glaenzel
Technique numérique : Aleksei Hescht

Coproduction La Mekanica / APAP (Barcelone) + Teatre Lliure (Barcelone) + Centro Párraga (Murcie) + Elèctrica Produccions (Barcelone)
Avec le soutien de Generalitat de Catalunya / Entitat autònoma de difusió cultural - Departament de cultura i mitjans de comunicació + Commission européenne – Direction générale de l’éducation et de la culture / Programme culture 2007-2013 + Institut Ramon Llull (Barcelone)

Rédaction : Catherine Cyr