7, 8, 9, 10 et 11 juin Ă 19 h
Durée : 2 h 30
En français
Théâtre Jean-Duceppe
Tarif régulier : 52$
25 ans et moins, 65 ans et plus : 45$
Billets également en vente à la Place des Arts au 514-842-2112
FILMS ET RENCONTRES
10 juin : rencontre avec Wajdi Mouawad
> QG > 17 h
Spectateurs et personnages sont enfermés dans un même lieu secret, où des spécialistes du décryptage écoutent toutes les conversations que s’échangent les téléphones et les ordinateurs de ce monde. Une voix émerge, proclamant la venue du « temps hoquetant » et appelant « par ici les parricides ». Est-elle liée à l’attentat terroriste imminent qui menace huit grandes villes? Et le suicide de l’un des espions de l’État indique-t-il une piste à suivre? Dernier volet du quatuor Le sang des promesses de Wajdi Mouawad, Ciels en est aussi le contrepoint. Si Littoral, Incendies et Forêts nous entraînent dans les dédales du passé où les mythes anciens éclairent la quête des personnages, Ciels nous plonge dans un présent qui ne cesse de se répéter à toute vitesse, comme un CD accroché. L’auteur-metteur en scène nous confine dans un microcosme et, à travers un suspense haletant porté par des acteurs continuellement sur la ligne du risque, nous fait prendre conscience de l’impuissance profonde qui nous habite face aux violences et aux catastrophes que nous avons enfantées.
Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada, Wajdi Mouawad poursuit une quadruple carrière de comédien, d’auteur, de metteur en scène et de producteur — assumant parfois les quatre fonctions au sein d’une même création comme dans Willy Protagoras enfermé dans les toilettes (1998), produite comme la majorité de ses créations antérieures à 2005 par le Théâtre Ô Parleur, fondé avec Isabelle Leblanc. En 2000, on lui confie la direction artistique du Théâtre de Quat’ Sous, où il avait mis en scène un mémorable Trainspotting (1998). À la suite de ce mandat, il fonde à Montréal en 2005, avec Emmanuel Schwartz, Abé Carré Cé Carré, et en France, Au Carré de l’Hypoténuse, deux compagnies de création qui se répondent de part et d’autre de l’Atlantique, avec lesquelles il crée Forêts en 2006 et le solo Seuls en 2008. En 2007, il succède à Denis Marleau à la tête du Théâtre français du Centre national des Arts du Canada, à Ottawa. Et à l’été 2009, il est l’artiste invité de la 63e édition du Festival d’Avignon, et crée pour l’occasion l’intégrale du Sang des promesses, dont les trois premières pièces sont jouées au cours de nuits entières dans la Cour d’honneur du palais des Papes. Il travaille actuellement à une intégrale des tragédies de Sophocle dans des traductions commandées à l’helléniste et poète Robert Davreu.
« Ciels conclut en beauté la tétralogie du Sang des promesses. […] Du grand écart et du grand art. »
Philippe Chevilley, Les Échos, mars 2010
« Mouawad crée un nouveau théâtre qui dit la résistance, la beauté, la poésie, dénonce la barbarie et combat le poids des fantômes d’hier. Salué par de longs applaudissements. »
Ouest-France, 2009
« Son théâtre est formidable, plein de vie, d’élan, de force. Samedi soir, les festivaliers lui ont offert un triomphe. »
La Provence, 2009
« C’est sur une gigantesque ovation rythmée d’une multitude de rappels que s’est terminée samedi soir à Avignon la première mondiale de Ciels […]. Le texte de Mouawad est comme à l’habitude riche en foisonnements divers et réussit à nous interpeller de violente et troublante façon. »
Le Devoir, 2009
« Ciels, c’est à la fois une œuvre emblématique de la démarche de Wajdi Mouawad et un renouvellement (…) La poésie de Mouawad est plus souveraine que jamais et le jeu de Stanislas Nordey, dans la peau du plus incandescent des espions, fascine, emporte, happe. »
Voir, 2009
« Il y a de l’humour, des phrases lapidaires, des clichés bien assumés, des déchirements […] Ici, la poésie n’est pas un baume sur les malheurs humains, elle est une force vive, un outil, une beauté virulente qui attend son heure et frappe. »
Le Soleil, 2009
Un spectacle de Au Carré de l'Hypoténuse + Abé Carré Cé Carré – compagnies de création
Texte et mise en scène : Wajdi Mouawad
Avec John Arnold + Georges Bigot + Valérie Blanchon + Olivier Constant + Stanislas Nordey + sur vidéo : Gabriel Arcand + Victor Desjardins et la voix de Bertrand Cantat
Dramaturgie : Charlotte Farcet
Conseiller artistique : François Ismert
Assistance à la mise en scène : Alain Roy
Scénographie : Emmanuel Clolus
Costumes : Isabelle Larivière
Lumières : Philippe Berthomé
Musique : Michel F. Côté
Son : Michel Maurer
Création vidéo : Adrien Mondot
Réalisation vidéo : Dominique Daviet
Coproduction Espace Malraux Scène nationale de Chambéry et de la Savoie + Théâtre Français/Centre National des Arts du Canada + Le Grand T Scène Conventionnée Loire-Atlantique + Célestins Théâtre de Lyon + La Comédie de Clermont-Ferrand Scène Nationale + Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées + Mc2: Grenoble
Avec le soutien de : Service Culturel du Consulat général de France à Québec + Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec+ Conseil des Arts et des Lettres du Québec + Ministère des Relations internationales du Québec + Conseil des Arts du Canada + Fonds de Développement de la Création théâtrale contemporaine + Région Rhône-Alpes + DRAC Île-de-France/Ministère de la Culture et de la Communication + l’Hexagone Scène Nationale de Meylan + Culturesfrance
Présentation : Festival TransAmériques
En collaboration avec Place des Arts + Carrefour International de Théâtre de Québec + Théâtre Français/Centre National des Arts du Canada
Rédaction : Paul Lefebvre