Théâtre 

L'effet de Serge



3 et 4 juin Ă  20 h
5 et 6 juin Ă  16 h
Durée : 1 h 15
Théâtre Rouge
En français

4 juin : rencontre avec les artistes après la représentation

Tarif régulier : 32$
25 ans et moins, 65 ans et plus : 25$

FILMS ET RENCONTRES

4 juin : atelier-conférence de Philippe Quesne
> QG > 14 h 30

Photos
L'effet de Serge (c) Argyroglo Callias BeyL'effet de Serge (c) Argyroglo Callias BeyL'effet de Serge (c) Argyroglo Callias BeyL'effet de Serge (c) Argyroglo Callias BeyL'effet de Serge (c) Argyroglo Callias BeyL'effet de Serge (c) Argyroglo Callias BeyL'effet de Serge (c) Argyroglo Callias BeyL'effet de Serge (c) Argyroglo Callias Bey
Vivarium Studio /
Paris
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Seul dans son appartement, Serge déjoue l’ordinaire des jours en concoctant des microperformances de une à trois minutes, qu’il présente le dimanche à ses amis. Avec de petits jouets téléguidés, des feux de Bengale, des phares qui clignotent dans la nuit, il anime sous nos yeux une stupéfiante féerie du presque rien, entre réalité et artifice. Pour cet antihéros lunaire et flegmatique, le vide quotidien couve une flamboyante matière à invention. Composé d’un noyau dur de complices assidus – cinq hommes, une femme et un chien –, le Vivarium Studio connaît une ascension fulgurante en récoltant partout sur son passage une adhésion enthou siaste à son théâtre laborantin et iconoclaste. La compagnie poursuit son observation sous microscope de l’humain avec cette pièce faussement ingénue où la drôlerie opère en sourdine et exhibe les inepties de notre condition de vivant. Tout en égratignant au passage l’inanité d’une certaine critique d’art, L’effet de Serge clame l’absolue nécessité du geste créateur, si infime soit-il.

L'effet de Serge
Philippe Quesne

FondĂ©e en 2003 par Philippe Quesne, scĂ©nographe formĂ© aux Arts dĂ©coratifs Ă  Paris et cumulant plusieurs annĂ©es de crĂ©ations pour le théâtre, l’opĂ©ra et des expositions d’art contemporain, le Vivarium Studio s’inscrit rĂ©solument du cĂ´tĂ© du vivant, poursuivant une dĂ©marche d’observation du comportement de cet Ă©trange animal social qu’est l’être humain. Sous la direction artistique de Quesne, le groupe composĂ© d’un noyau dur de complices assidus â€” cinq hommes, une femme et un chien â€” Ă©labore depuis ses tout dĂ©buts des crĂ©ations hybrides, bricolages scĂ©niques qui estompent le  s frontières entre le théâtre et la performance. Dans ces environnements hĂ©tĂ©roclites, les uns et les autres composent sur la scène une sorte de tableau vivant, effacent les contours nets du personnage ou simulent une dramaturgie performative s’élaborant in situ (D’après nature, 2006), oĂą la banalitĂ© du rĂ©el rĂ©vèle toute son inquiĂ©tante Ă©trangetĂ©. De sa première crĂ©ation, La dĂ©mangeaison des ailes (2003), spectacle bigarrĂ© explorant le dĂ©sir d’envol et le pĂ©ril de la chute, Ă  D’après nature, « fable Ă©cologique Â» inquiète, sise dans un terrarium futuriste, et jusqu’à L’effet de Serge, la compagnie n’a de cesse de livrer de dĂ©licats portraits de l’humain. Jamais posĂ© en hĂ©ros, ce dernier s’épanouit ici en demi-teintes, dans une infime poĂ©tisation du quotidien comme dans les joies simples de l’être-ensemble. Un parti pris pour l’humain et pour sa crĂ©ativitĂ©, que mettent aussi en relief les audaces formelles de chaque spectacle.

Échos des médias

« L’effet de Serge interroge la forme du solo par une subtile mise en abyme de la reprĂ©sentation. […] [Philippe Quesne] expĂ©rimente avec finesse le degrĂ© zĂ©ro du texte Â»

Maïa Bouteillet, Libération, novembre 2007

                      « […] performance efficace faite de petits riens […]. Philippe Quesne crĂ©e l’impression aveuglante de rĂ©el derrière une vitre Â»

Muriel Steinmetz, L’Humanité, novembre 2007

 Â« L’ex-scĂ©nographe converti a dĂ©cidĂ©ment l’art de faire mouche lĂ  oĂą ça fait drĂ´le, au travers de performances faussement artisanales. Â»

Cathy Blisson, Télérama, décembre 2007

 Â« […] possède le charme d’une fable sur le vide de nos quotidiens […]. Tout en ironisant sur l’invention théâtrale, cette pièce faussement ingĂ©nue tĂ©moigne de l’importance vitale du geste crĂ©atif quel qu’il soit. Â»

Rosita Boisseau, Le Monde, novembre 2007

 Â« De courtes sĂ©quences drĂ´les, poĂ©tiques et oniriques, dans une veine dĂ©licieusement critique Â»

Fabienne Arvers, Les Inrockuptibles, décembre 2007

Crédits

Un spectacle de Vivarium Studio

Conception, mise en scène et scénographie : Philippe Quesne
Avec Isabelle Angotti + Rodolphe Auté + Cyril Gomez-Mathieu + Gaëtan Vourc’h + invités locaux

Coproduction Ménagerie de verre - Paris
Avec le soutien de Forum scène conventionnée de Blanc-Mesnil + Festival Actoral Montévidéo - Marseille + DRAC Île-de-France - Ministère de la culture et de la communication + Service culturel du Consulat général de France à Québec + Culturesfrance
Présentation Festival TransAmériques
En collaboration avec Carrefour International de Théâtre de Québec

Rédaction : Catherine Cyr

Hyperliens

Vivarium Studio