Danse 

Nearly 90²



27 et 28 mai Ă  20 h
Durée : 1 h 30
Théâtre Maisonneuve
Sièges réservés

28 mai : rencontre avec les artistes après la représentation

Tarif régulier : 60$ / 52$ / 35$
25 ans et moins, 65 ans et plus : 50$ / 41$ / 25$

Billets également en vente à la Place des Arts au 514-842-2112

FILMS ET RENCONTRES

12 mai : film > Merce Cunningham: A Lifetime of Dance > Cinémathèque Québécoise > 18 h

28 mai : Conférence et documentaire > QG > 13 h

Photos
Nearly 90² (c) Anna FinkeNearly 90² (c) Anna FinkeNearly 90² (c) Anna FinkeNearly 90² (c) Anna FinkeNearly 90² (c) Anna FinkeNearly 90² (c) Anna Finke
 
Merce Cunningham Dance Company /
New York
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Chorégraphe visionnaire, Merce Cunningham a inlassablement réinventé les codes de la danse contemporaine pendant plus d’un demi-siècle. Son importance dans l’horizon chorégraphique est comparable à celle d’un Samuel Beckett en théâtre, d’un James Joyce en littérature, d’un Marcel Duchamp en arts visuels. Avec le temps, ses chorégraphies font figure d’un nouveau classicisme tant la clarté et la précision de l’architecture des corps rendues par la virtuosité prodigieuse mais modeste des danseurs, imposent leur beauté. Trois mois avant son décès en juillet dernier, il signait, à 90 ans, sa dernière œuvre. Pièce héritage où culmine toute une vie de création, Nearly 90² est interprétée par treize danseurs aguerris à ses exigences de rigueur, de lucidité et de raffinement. Solos, duos, trios et quatuors s’y déploient en un réagencement kaléidoscopique incessant, un fourmillement de vies ouvert sur l’imaginaire. En ouverture du festival, le public montréalais aura une dernière occasion d’être ébloui par la Merce Cunningham dance company. En exclusivité canadienne !

Nearly 90²
Merce Cunningham

Interprète pour la compagnie de Martha Graham de 1939 à 1945, Cunningham fonde la sienne en 1953. On pourra l’y suivre, comme danseur, depuis la fougue de sa jeunesse jusqu’à son grand âge. Cunningham est reconnu pour sa capacité de renouvellement stimulée par une curiosité quasi juvénile pour tout ce qui advient autour de lui, notamment, depuis les années 1970, le développement des technologies de l’image et de l’informatique, qu’il saura intégrer magistralement à sa démarche.

Cunningham ne fera que de rares apparitions sur la scène quĂ©bĂ©coise, alors qu’il sera un abonnĂ© des grands festivals Ă  travers le monde et l’un des premiers chorĂ©graphes contemporains Ă  crĂ©er pour les danseurs de l’OpĂ©ra de Paris. Cependant, le compositeur Pierre Mercure, Ă©galement rĂ©alisateur Ă  Radio-Canada, lui commande, en 1961, Ă  l’aube de la mythique « RĂ©volution tranquille Â», sa première chorĂ©graphie pour la tĂ©lĂ©vision, Suite de danses. En aoĂ»t de la mĂŞme annĂ©e, pour le Festival de musique actuelle de MontrĂ©al, Cunningham crĂ©e, Ă  la ComĂ©die-Canadienne, Æon. John Cage, fidèle collaborateur du chorĂ©graphe, y exĂ©cute pour la première fois en direct de la musique Ă©lectronique. Ce n’est qu’en 1977, que le Groupe Nouvelle Aire le rĂ©invitera pour un court stage offert Ă  la gĂ©nĂ©ration des Fortier, Laurin, LĂ©veillĂ© et Lock. Mais il faudra attendre le premier FIND en 1985 pour revoir la compagnie sur scène avec des crĂ©ations rĂ©centes, puis celui de 2001 avec le magnifique Biped, ainsi qu’une Ĺ“uvre de 1958, sans une ride : Summerspace.

Échos des médias

« Foi dans le mouvement, et encore dans le mouvement. Son écriture explose, semblant ne jamais se répéter, ni dans les pas ni dans les trajectoires des treize danseurs. (...) Les pas de deux, très lents, réinventent des postures et des déséquilibres incroyables. (...) Le friselis de guitare devient ruissellement, les sons multiples bruités en direct par Kosugi enflent comme une lame de fond. Ils se dilatent dans l'espace, soulevant une danse de plus en plus vive. Jusqu'à cet instant ensoleillé et planant. Ce dernier coup de chaud signé Cunningham. »

Rosita Boisseau, Le Monde, décembre 2009

« Le testament d’un gĂ©ant (...) sublime composition de John Paul Jones et Takehisa Kosugi (...) une esthĂ©tique mĂŞlant exigence et virtuositĂ©, tension et souplesse. » 

Ingrid Gasparini, Les Trois Coups, décembre 2009

Crédits

Un spectacle de Merce Cunningham Dance Company

Chorégraphie : Merce Cunningham
Danseurs : Brandon Collwes + Dylan Crossman + Julie Cunningham + Emma Desjardins + Jennifer Goggans + Jonn Hinrichs + Daniel Madoff + Rashaun Mitchell + Marcie Munnerlyn + Silas Riener + Jamie Scott + Melissa Toogood + Andrea Weber
Musique : une composition réarrangée par John Paul Jones + Takehisa Kosugi
Costumes : Anna Finke
Lumières : Christine Shallenberg
Musiciens live : John King + Takehisa Kosugi

Coproduction Brooklyn Academy of Music (New York) + Barbicanbite10 (Londres) + Comunidad de Madrid – Teatros del Canal et Festival Internacional Madrid en Danza + Théâtre de la Ville (Paris) + Festival d’automne à Paris
Présentation : Festival TransAmériques
En collaboration avec Place des Arts

Rédaction : Michèle Febvre