
Deux corps nus, une caméra thermique, un projecteur vidéo, des casques d’écoute et quelques secrètes manipulations. Voilà comment Stéphane Gladyszewski nous attrape par les sens et nous conduit au creux de l’alcôve. Chaleur humaine. Ambiance torride. Le souffle du désir se matérialise en ondes colorées le long d’une cuisse. Les caresses dessinent le chemin du plaisir sur un ventre, la courbe d’une hanche. Le mouvement des danseurs se perd dans les images projetées de leurs propres ébats et des fantasmes qui les habitent. Et l’on succombe avec eux aux vertiges de l’amour. Minutes intenses de féerie sensuelle.
Représentations aux 15 minutes
de 21 h à 23 h 45 les 31 mai, 2 et 5 juin
et de 16 h 30 à 19 h 15 le 4 juin
Tarif régulier : 8 $
30 ans et moins / 65 ans et plus : 8 $
Non-disponible en forfait
Du corps-média au corps-écran
S’il a dansé pour Daniel Léveillé et Nicolas Cantin, entre autres, Stéphane Gladyszewski est d’abord passé par des études en photographie et en arts interdisciplinaires, et cela imprègne toute sa démarche de créateur. Après une première installation vidéo, il aborde la scène en 2003 avec In Side, où se mêlent projections vidéo, performance et objets scéniques. La fusion du corps et de l’image qu’il y opère déjà pour créer l’illusion se développe en 2005 dans Aura. Cette même année, les deux œuvres sont présentées dans le volet « Nouvelles scènes » du Festival de théâtre des Amériques. Trois ans plus tard, il peaufine sa signature dans sa première œuvre de longue durée, Corps noir, autoportrait fictif et réel offrant une percutante plongée dans l’inconscient, servie par un usage aussi sensible qu’intelligent d’un dispositif technologique savamment bidouillé dans son laboratoire. Il joue encore avec l’imagerie thermique et la persistance rétinienne dans Corps noir Annexe II, présentée lors de l’évènement Microclimats (FTA, 2009). Invité l’an dernier par La 2e Porte à Gauche à faire partie de l’aventure de Danse à 10 dans un bar de danseuses nues, l’inventeur-créateur croise à nouveau technologie et inconscient pour créer Chaleur humaine, une œuvre qui conjugue à merveille art et érotisme.
« Alchimiste des temps modernes, SG, propose un spectacle qui paraît improvisé et magique alors qu'il requiert une grande rigueur et une extrême précision. Entre réel et virtuel, il confond le spectateur et le fait longuement s'interroger... »
Suzane Vanina, rueduthatre.eu, 7 avril 2010 (à propos de Corps noir)
« Si Gladyszewski est aussi un chorégraphe et un interprète, il est avant tout un artiste visuel multidisciplinaire. »
François Dufort, DFdanse, 10 novembre 2008 (à propos de Corps noir)
« un hallucinant duo chorégraphié par Stéphane Gladyszewski qu’il faut vraiment, vraiment voir. »
Natalia Wysocka, Nightlife, 22 septembre 2011
« Dans le noir du salon V.I.P, Stéphane Gladyszewski frôle le génie avec sa proposition parfaitement pornographique, onirique, excitante, magique, émouvante. Votre critique en appelle aux subventionnaires et mécènes: ce gars-là fait actuellement ce qu'il y a de mieux dans l'alliage corps, arts et technologie. Donnez-lui les moyens de ses ambitions. »
Catherine Lalonde, Le Devoir, 20 septembre 2011
« Dépossédé de sa confortable position d’observateur assis dans le noir, le spectateur devient client, voyeur déclaré. […]il se joindra à un petit groupe pour assister à un duo où la magie technologique matérialise souffles, caresses, vertiges de l’abandon et du plaisir. Signée Stéphane Gladyszewski, cette proposition est celle qui conjugue le mieux art et érotisme. »
Fabienne Cabado, Voir, 22 septembre 2011
CONCEPTION, VIDÉO ET CHORÉGRAPHIE Stéphane Gladyszewski
AVEC Emmanuel Proulx + Ellen Furey
PROJECTIONSJustine Ricard
SON Eric Forget
ASSISTANTE À LA DIRECTION Anne Guillaume
COPRODUCTION La 2e porte à Gauche + Agora de la Danse
COPRÉSENTATION Cœur des Sciences de l’UQÀM
RÉDACTION Fabienne Cabado
TRADUCTION Neil Kroetsch
Création au Kingdom Gentleman’s Club, Montréal, le 18 septembre 2011

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