
L’art souriant de chanter la servitude
Ils n’ont rien d’anonyme. Ce n’est pas une foule qui envahit le plateau, ce sont des individus, composant une vraie société. Ils s’emparent de la scène pour créer sous nos yeux, spontanément, une chanson qui, comme le chant des sirènes, attire des gens de toutes les classes, de toutes les cultures. Ils la chantent, se l’approprient, l’enrichissent jusqu’à l’apothéose, la plénitude, l’harmonie universelle. Mais la chanson ne veut pas mourir ; elle a maintenant une vie propre, un pouvoir insidieux. Et elle devient une chanson qu’on aime à mort.
L’étonnant Olivier Choinière, l’auteur de Félicité et le créateur de surprenants déambulatoires théâtraux, a rassemblé 50 comédiens pour mettre au monde une fable aussi singulière que perturbante : un univers de comédie musicale, lumineux, enthousiasmant, porteur des dernières utopies de communion collective, qui se transforme en un conditionnement cauchemardesque, broyant ceux qui l’ont créé en toute innocence.
Tarif régulier : 45 $
30 ans et moins, 65 ans et plus : 40 $
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L’art de redonner au présent le présent
Olivier Choinière s’affirme depuis quelques années comme l’une des figures les plus novatrices du théâtre québécois par la singularité de son écriture — entre autres avec sa pièce Félicité (2007), diffusée autant en Angleterre qu’en France, en Allemagne, en Suisse ou en Australie — et l’originalité de ses propositions scéniques, parmi lesquelles Chante avec moi (2010) et ParadiXXX (2009), où l’on doublait en direct un film pornographique. Préoccupé par les codes invisibles nés de la culture de masse et qui conditionnent le social et le politique, Choinière s’applique dans ses œuvres à détourner des formes familières afin de révéler au spectateur les filtres qui l’empêchent d’accéder au présent. Empruntant aussi bien au cinéma de série B (Agromorphobia, 2001) qu’aux lieux communs de l’Histoire (Autodafé, 1999) ou aux visites audioguidées (Bienvenue à – (une ville dont vous êtes le touriste), 2005), il travaille essentiellement à déstabiliser les attentes du public pour recadrer sa perception du réel. En 2000, il a fondé L’Activité Répétitive Grandement Grandement Libératrice (ARGGL, ou L’Activité) pour produire ses créations les plus atypiques, notamment la tragédie météorologique Jocelyne est en dépression (2002), le déambulatoire Beauté intérieure (2003) ou, en 2011, Projet blanc, un commentaire sur le théâtre et la mise en scène des classiques transmis clandestinement pendant une représentation de L’école des femmes au Théâtre du Nouveau Monde. Olivier Choinière et L’Activité font partie des fondateurs du théâtre Aux Écuries, nouveau centre de création théâtrale montréalais.
« Olivier Choinière a frappé en plein dans le mille. Nous saluons haut et fort cette démonstration par l’absurde, irréfutable, réjouissante en même temps que repoussante de notre soumission aux mille et un diktats qui régissent chaque jour davantage notre vie en société. »
Association québécoise des critiques de théâtre, 2 novembre 2011
« Chante avec moi inocule une joie communicative irrésistible et directe, primitive et profondément organique… »
Maud Cucchi, Le Droit, 29 septembre 2011
« Impossible pour le spectateur de ne pas se laisser entraîner par cet engrenage fatal, de ne pas se mettre à taper du pied ou des mains avec les comédiens. »
Étienne Bourdages, JEU n°139, juin 2011
"Olivier Choinière’s Chante avec moi, a catchy little piece of post-dramatic theatre that involves a cast of 50 actors singing a deviously infectious tune."
J. Kelly Nestruck, Globe and Mail, April 18th, 2011
« L’auteur et metteur en scène se sert de la chanson comme d’une percutante métaphore, une démonstration par l’absurde, une manière redoutablement efficace d’incarner ses idées sur la société du spectacle. »
Christian Saint-Pierre, Voir, 4 novembre 2010
« Olivier Choinière réussit à explorer habilement cette mécanique du consentement en nous offrant une formidable matière à réflexion, où se noie l’individu. »
Jean Siag, La Presse, 30 octobre 2010
« Un exercice théâtral fulgurant, impressionnant et délicieusement démonstratif. »
Marie-Paule Grimaldi, L’aut’journal, 29 octobre 2010
UN SPECTACLE DE L’Activité
TEXTE, MUSIQUE ET MISE EN SCÈNE Olivier Choinière
COMISE EN SCÈNE Alexia Bürger
AVEC Marie Bernier + Delphine Bienvenu + Sabrina Bisson + Jean-Guy Bouchard + Dany Boudreault + Philippe Brault + Julie Carrier-Prévost + Simone Chevalot + Guillaume Chouinard + Fabien Cloutier + Annie Darisse-Desbiens + Daniel Desputeau + Ève Duranceau + Éric Forget + Marie-Michelle Garon + David Giguère + Émilie Gilbert + Mathieu Gosselin + Johanne Haberlin + Kevin Houle + Guillermina Kerwin + Ève Landry + Christian Laporte + Justin Laramée + Milène Leclerc + Valérie Le Maire + Pierre Limoges + Mathieu Marcil + François Marquis + André Morissette + Iannicko N’Doua + Emmanuelle Orange-Parent + Frédéric Paquet + Christian Perrault + Micheline Poitras + Isabel Rancier + Philippe Robert + Daniel Rousse + Brigitte Saint-Aubin + Ines Talbi + 10 autres interprètes + Un artiste de la chanson différent chaque soir
DIRECTION MUSICALE Philippe Brault
CHORÉGRAPHIE Line Nault
LUMIÈRES Erwann Bernard
RÉDACTION Paul Lefebvre

TOUS DROITS RÉSERVÉS / FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES