
(FANTÔMES IRAKIENS)
Revenir de guerre
La remise de l’Oscar de la meilleure peur, une préparation de repas assourdissante, un corps porté en bandoulière par un homme blafard et la musique de Nirvana qui hurle que la jeunesse irakienne n’a pas dit son dernier mot... Mokhallad Rasem relève un défi presque impossible : créer un spectacle empreint d’humour et de beauté, à partir des désastres engendrés par les conflits armés en Irak.
En une dizaine de tableaux, Irakese Geesten expose le quotidien d’un peuple ravagé par la guerre mais toujours avide de poésie. Accompagné de comédiens irakiens et de comédiennes germano-flamandes, le metteur en scène jongle habilement avec passé et présent, fiction et réalité, surréalisme et pragmatisme. Ce théâtre sous tension déjoue les clichés avec une ironie bienvenue.
Corps enflammés, gestuelle vigoureuse, vacarme et empoignades, le spectacle grouille d’une énergie endiablée. La vie exulte malgré la dévastation.
Tarif régulier : 35 $
30 ans et - / 65 ans et + : 30 $
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30 ans et des poussières
Mokhallad Rasem a à peine 30 ans, mais déjà son œuvre est remarquée, récompensée, encensée. Son esthétique claire et sa manière fragmentée de raconter donnent des spectacles étourdissants qui dégagent un dynamisme contagieux. Fils d’un célèbre acteur irakien, Rasem a grandi dans l’amour du théâtre. Il commence sa carrière au Théâtre national de Bagdad, où il présente des œuvres du répertoire occidental, telles que Docteur Faust de Marlowe et Le songe de Strindberg. Il signe des mises en scène avec la troupe Fadaa El Timrin El Moustemer. La création Sorry, Sir, I Didn’t Mean it remporte en 2004 le Prix du meilleur spectacle à l’International Experimental Theatre Festival du Caire.
En 2005, la compagnie fait une tournée en Allemagne. Mokhallad Rasem décide alors de rester en Europe et s’installe en Belgique. À Anvers, il rejoint la compagnie de théâtre Monty avec laquelle il crée successivement BagdadBelgië.com, qui s’attarde sur les différences interculturelles entre Belges et Irakiens, et BagdadMonde.com, qui aborde plutôt la relation entre les Irakiens et le monde. Depuis sa création en 2010, Irakese Geesten a été sélectionné la même année par le Vlaams Theaterfestival (Belqique) et a remporté le Prix KBC de la création au festival Theater aan Zee 2010 (Ostende).
“Iraqi Ghosts makes us realize how accustomed we have become to the language of everyday war reporting. A disturbing production about a disturbing phenomenon.”
Stijn Dierckx, De Morgen
“By far the most surprising of this past theatre season: a processing of the war in Iraq in ten performance-like scenes. Sometimes presented as an Oscar ceremony, another time as a gluttonous feast served on giant platters: the impossibility of conveying the theme of ‘war’ results in very engaging theatre.”
Wouter Hillaert, De Standaard
UN SPECTACLE DE Monty
MISE EN SCÈNE Mokhallad Rasem
COLLABORATION À LA CRÉATION ET INTERPRÉTATION Duraid Abbas + Julia Clever + Sarah Eisa + Ahmed Khaled + Mokhallad Rasem
PRODUCTION Toneelhuis
RÉDACTION Diane Jean
TRADUCTION Neil Kroetsch
Création au Monty, Anvers, le 22 avril 2010

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