Teatro La Memoria Alfredo Castro s'inspire des témoignages recueillis auprès des exclus de la société chilienne, travestis, homosexuels, malades psychiatriques et saltimbanques, pour reconstituer et interpréter la mémoire chilienne. Historia de la Sangre (Histoire de sang) ausculte le terreau fertile du crime passionnel, à partir d'un fait réel qui, en 1923, a défrayé les manchettes de Santiago. Rosa Faúndez, pour avoir aimé pour deux, tue son mari et en disperse les membres dans la ville. D'autres témoignages viennent étoffer la trame d'un spectacle qui veut remuer les couches du mythe et de la symbolique du sang. Parmi les histoires à reconstituer, celle récente d'un pays à feu et à sang, celle plus intime du sang qui circule dans les veines et gonfle les passions, celles universelles d'une Électre, d'une Médée, d'un Oedipe. Alfredo Castro, à la manière d'un Artaud, crée comme s'il rêvait. Derrière la démesure carnavalesque, une machine scénique conçue comme une calligraphie. Teatro La Memoria Alfredo Castro draws on accounts collected from the marginalized in Chilean society transvestites, homosexuals, the mentally ill and street and circus performers to reconstitute and interpret Chilean memory. Historia de la Sangre (Blood Story) sounds out the fertile terrain of crimes of passion, using as its point of departure a true story that made headlines in Santiago in 1923. Rosa Faúndez, having more than enough love for two, kills her husband and scatters the parts of his body around town. Other testimony fills out the backdrop of a show that stirs up the layers of myth and symbolism of blood. The stories recreated include the recent history of a country subjected to fire and sword, the more personal story of the blood circulating in our veins and fuelling passions, and the universal stories of Electra, Medea and Oedipus. Like Artaud, Alfredo Castro creates what he dreams. Behind the carnival-like excess, his staging has the careful precision of calligraphy. |